Pont du Diable

Le pont du Diable est un terme désignant généralement des ponts en arc datant de l’époque médiévale qui,
dans le folklore local, auraient été construits soit par le Diable, soit par son aide, ou dans certains cas contre ses désirs.

 

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

 

Les ponts du Diable sont suffisamment nombreux pour que les légendes qui s’y rapportent forment
une catégorie à part entière de la classification Aarne-Thompson (numéro 1191).
La classification Aarne-Thompson, relevant des sciences du folklore, est une classification des contes populaires en contes-types.
Dans une version de la légende, un personnage réalise un pacte avec le Diable
afin de construire un pont qu’il ne peut réaliser seul.
Le Diable accepte de construire le pont, mais exige en retour la première âme qui le traverse.
Le pont est construit (généralement en une seule nuit), mais le Diable est trompé,
de différentes manières suivant les versions
(par exemple, les hommes font traverser le pont en premier à un animal).

 À la suite de cette tromperie, le Diable se jette souvent dans l’eau depuis le pont.
Dans d’autres versions, le diable s’est engagé à bâtir le pont en une seule nuit,

avant le lever du jour : on fait chanter un coq ; le diable, croyant que le jour se lève,
lâche la dernière pierre et disparaît.

 En général, cette dernière pierre manque toujours.
Une autre version présente le constructeur du pont et le Diable comme des adversaires ;
le pont est alors bâti contre les éléments.

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Il Ponte del Diavolo o Ponte del RòchLanzo Torinese in provincia di Torino.
(Lans in piemontese e in francoprovenzale)

 

Le pont du Diable ou pont du Roc fut construit de 1378 à 1380, auquel sa hardiesse
a valu son nom légendaire, franchit la Stura di Lanzo au point où,
entre deux parois verticales, la rivière arrive en plaine.

Les 1400 florins de l’époque représentaient le coût de construction,
dépense soutenue par un impôt sur le vin
qui dura 10 années.
Ce pont servait à relier Lanzo et ses vallées avec Turin,
permettant ainsi d’éviter

le passage par Balangero, Mathi et Villanova, territoires gouvernés par les Princes de Acaja,
et par Corio, sous le contrôle des Montferrat, hostiles à la Maison de Savoie.

Le pont construit selon la technique du dos-d’âne avec une seule arche d’une portée de 37 mètres,
une hauteur de 16 m, une largeur de 2,27 m et une longueur totale de 65 m.

En 1564, pour se prémunir de l’épidémie de peste qui sévit à Turin,
le Conseil communal de Lanzo fait construire,
au sommet du pont, une porte afin de surveiller et contrôler l’accès au territoire des étrangers
et protéger le bourg de l’épidémie.

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Le Pont-Saint-Martin en Vallée d’Aoste, région autonome d’Italie

La date de sa construction est incertaine :
pour certains il aurait été construit vers l‘an 120 av.J.-C., pour d‘autres en l‘an 25 av.J.-C.
Le pont est bien ancré des deux côtés directement dans la roche et son arche
est d‘une largeur de 35 mètres.

Sur la base, sont visibles, creusés directement dans la roche, les emplacements des travées en bois
qui ont constitué la structure nécessaire à la construction de l‘arche en pierre.
À la fin du dix-neuvième siècle, quelques clés en fer furent placées pour consolider la structure.

La légende raconte que Saint-Martin, évêque de Tours, en rentrant à son diocèse d‘Italie,
aurait été bloqué par le torrent Lys dont la crue avait emporté la seule passerelle.
Le diable lui proposa de résoudre ce problème en construisant, en une seule nuit, un pont solide,
contre l‘âme du premier qui le traverserait.

Le saint homme accepta, mais le matin suivant, il laissa un morceau de pain à l‘autre extrémité
du pont de sorte que le premier à le traverser fut un petit chien affamé.
Furieux, le diable disparut dans le Lys au milieu des éclairs et des relents de soufre
et laissa le pont aux habitants.
Cette légende est encore l‘un des thèmes principaux du carnaval de Pont-Saint-Martin
qui s‘achève, sous le pont romain, par un bûcher sur lequel le diable est brûlé.

 

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Le Pont Valentré ou Pont de Balandras (en Occitan), également appelé Pont du Diable

est un Pont fortifié du XIVe siècle franchissant le Lot à l’ouest de Cahors.
Il fut décidé par les consuls de la ville en 1306, et la première pierre
fut posée le 17 juin 1308.
Il avait une fonction de forteresse, destinée à défendre la ville contre les attaques
en provenance du sud.
En dos-d’âne, long de 138 mètres, avec six grandes arches ogivales
gothiques de 16,50 mètres,

ce pont est flanqué d’avant-becs crénelés et surmonté de 3 tours carrées
à créneaux et mâchicoulis dominant l’eau de 40m.
Il fut achevé en 1378, son aspect initial a été sensiblement modifié
au cours des travaux de restauration entrepris en 1879.
Il est situé sur la Via Podiensis du pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle et sur le GR 36.

La légende du pont Valentré

La construction en s’éternisant sur plus d’un demi-siècle (le pont a été commencé en 1308 et achevé en 1378),
fit naître la légende que chaque cadurcien se plaît à raconter.
Exaspéré par la lenteur des travaux, le maître d’œuvre signe un pacte avec le Diable.
Selon les termes de ce contrat, Satan mettra tout son savoir-faire au service
de la construction, et s’il exécute tous ses ordres,il lui abandonnera son âme en paiement.

Le pont s’élève avec rapidité, les travaux s’achèvent, le contrat arrive à son terme.
Pour sauver son âme, car il ne tient pas à finir ses jours en enfer,
il demande au diable d’aller chercher de l’eau à la source des Chartreux, pour ses ouvriers, avec un crible.
Satan revint naturellement bredouille, l’exercice étant impossible, et perdit son marché.
Décidé à se venger, le diable vient chaque nuit desceller la dernière pierre de la tour centrale,
dite Tour du diable, remise en place la veille par les maçons.

 

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Le Pont du Diable,  (ca) Pont del Diable, (es) Puente del Diablo)

est un pont construit dans situé dans la commune catalane de Martorell en Espagne,
pour le franchissement de la rivière Llobregat.
L’édifice actuel est une reconstruction réalisée en 1963 d’un pont gothique de 1289,
sur une base romaine.
Le pont fut construit par les romains pour la Via Augusta allant de Barcelone
(Barcino) à Tarragone (Tarraco).

L’arche principale, d’une portée de 37,3 m et d’une hauteur de 21 m, supporte à son sommet une chapelle.
L’arche secondaire a une portée de 19,1 m.
Le pont fut restauré en 1768 par l’ingénieur militaire Juan Martín Cermeño.
L’arche centrale du pont, détruite en janvier 1939 par l’armée républicaine battant
en retraite, a été reconstruite à l’identique en 1963.


| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Le Pont du Diable d’Olargues


est une construction d’architecture romane situé à Olargues, dans le département de l’Hérault.
Il permet le franchissement du Jaur.
Le pont a été vraisemblablement construit au tout début du XIIIème siècle (précisément en 1202).
De la difficulté de construction provient sans doute la légende et son nom.

| |
( o o )
——————-.oooO–( )–Oooo.——————-

Le Pont du Diable ou Vieux Pont de Céret

 

est un pont de pierre à arche unique datant du XIVe siècle.
Il se trouve dans la ville de Céret dans le département des Pyrénées-Orientales.
Il franchit le Tech.
Le pont a une portée de 45,45 m, la plus grande portée d’une arche de
pierre au Moyen Âge.
La hauteur au sommet de l’arche est de 22,30 m.
Le pont a été construit de 1321 à 1341 et en partie reconstruit au XVIIIe siècle.
Selon la légende, le pont serait l’œuvre inachevée du Diable.
La dernière pierre serait manquante.