Megastructuur

Dans leur quête de domination du monde,
les Hommes ont construit des structures des plus ambitieuses.
Créer des machines de terreur, d’énormes systèmes militaires,
pour conquérir ses folies.

Ces photos révèlent aujourd’hui
comment ces structures se sont façonnées
au cours de l’histoire,
ce qui en reste aujourd’hui.

Où en sommes nous ?

 

L’ère spatiale s’est ouverte à Gouvy !V2 - Aire de lancement à Gouvy

Se basant sur les archives alliées, la plupart des ouvrages historiques considéraient
l’ouverture de l’ère spatiale comme ayant officiellement débuté dans la soirée du 8 septembre 1944, avec les premières chutes de V – 2 sur l’Angleterre.

Les rapports allemands confirmèrent cette date, mais révélèrent que l’apparition officielle des fusées balistiques
sur le théâtre opérationnel avait été prévue pour le 6 septembre 1944.

En effet, on notait ce jour là la présence du Général SS. Dr Ingenieur Hans Kammler,
« bras droit » de Heinrich Himmler, sur un site choisi
au Plateau des Tailles en Ardenne belge.
L’objectif désigné était la cible 0303, c’est-à-dire PARIS.
Cette mission était confiée à
l’unité expérimentale du Centre d’essai de Peenemünde :
la Lehr-und Versuchsbatterie 444.

Des ennuis techniques ayant annulé ce programme inaugural, le poste de commandement,
l’unité spéciale et son imposant matériel délaissèrent le haut plateau pour se mettre à
la recherche d’un autre site, vers la frontière allemande alors très proche.
L’avance libératrice US franchissait d’ailleurs, ce jour-là, le dispositif défensif allemand sur la Meuse.

Dans la matinée du vendredi 8 septembre 1944, deux grondements aux accents de cataclysme
se firent entendre à l’ouest de GOUVY.
A chaque fois, l’air semblait se déchirer et le sol tremblait alors que
des « boules de feu s’élançaient vers le ciel », diront les témoins.
Un évènement hors du commun, phénoménal et inexplicable, se déroulait alors au Bois du Beuleu,
sur la route de Gouvy vers Sterpigny !

A 11 heures, le vrombissement marquait le tir du second V-2 qui atteindra son objectif.
Sa course dans le ciel ardennais laissa une traînée fugace :
elle soulignait son parcours parabolique dont l’apogée culminait à une centaine de kilomètres.
Moins de cinq minutes plus tard, l’engin et sa tonne d’explosif percutaient la banlieue de PARIS…
A MAISONS-ALFORT, parmi les décombres du lieu-dit « Charentonneau »,
on relèvera plus d’une trentaine de victimes de tout âge, tuées ou cruellement blessées.

L’ouverture officielle de l’ère spatiale fut marquée d’un drame sanglant,
celui du V-2 tiré le 8 septembre 1944 à 11 heures depuis la région de Gouvy en Ardenne belge.

 


 

Les faits rapportés ici sont strictement exacts et se sont déroulés quelques jours avant la première libération de septembre 1944.
Ils sont le résultat d’une recherche par Lambert Grailet de documents dans les archives des armées allemandes et alliées
et sont basés sur les témoignages de personnes qui assistèrent sans savoir
ce qui se passait à la montée des premières fusées dans notre ciel.
Un an après la première information donnée par Lambert Grailet, l’autorité allemande et les historiens confirmaient ces faits.

Le liégeois Lambert Grailet est l’auteur de nombreuses publications intéressantes sur les environs de Liège
mais aussi sur ceux des Tailles dont il était devenu second résident.
Il se mit sur la piste de révélations inédites à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des événements de 1944-45 :
ce fut la découverte et l’identification précise des sites de lancement mobiles des tout premiers V2 allemands.
v2_sur_siteContrairement à la fausse impression laissée par des clichés de l’époque, la retraite en septembre 1944 des Allemands
ne s’opérait pas comme un recul désordonné mais la manœuvre s’accomplissait sans précipitation.
Des groupuscules protégeaient les arrières et un système équivoque fait de harcèlements sur le flanc des colonnes
libératrices et de décrochages après l’ébauche d’une contre-attaque attirait à sa suite depuis
la France une avance américaine trop rapide qui étirait à l’extrême ses lignes d’approvisionnement :
l’intendance US ne suivait plus. C’est à ce moment que l’ordre de se déployer à contresens du mouvement de repli général
de l’armée allemande était donné à un détachement d’artillerie mobile :
les fusées balistiques allaient apparaître officiellement pour la première fois !
Et ce début de l’ère spatiale aurait pour théâtre notre Ardenne, terroir si réservé que les témoins
ne se manifesteront qu’après un demi-siècle d’hésitations trop prudentes alors que la libération de 1944
aurait dû être marquée par la révélation de cet événement exceptionnel.

 

Le 2 septembre, un énorme convoi quitte Euskirchen pour gagner dans le plus grand secret les abords de la Baraque de Fraiture.
v2_sur_sdkfz8Dans la file des camions s’intégraient des tracteurs qui tiraient une longue et robuste remorque d’une conception remarquable, aux nombreux trains de roues couplées, les Meillerwagen. Sur ces dernières reposaient des sortes de fuselages d’avion sans aile, recouverts de bâches épaisses sous lesquelles on devinait la forme des empennages. Suivaient dans la colonne des camions-citernes chargés de véhiculer les tonnes d’agents propulseurs (oxygène liquide et alcool), les réserves de carburant nécessaire au déplacement, l’explosif dont l’ogive des fusées serait pourvue, la logistique assurée par un détachement de techniciens très compétents formés notamment sous la direction de Werner von Braun, des camion –  ateliers. Enfin, la protection du convoi était assurée par des blindés légers. Des témoins virent passer, de nuit, cet impressionnant convoi entre Stavelot et Trois-Ponts et à Grand-Halleux.

 

v2_sur_rampe_mobileLe 6 septembre, deux Meillerwagen  portant chacune une fusée quittent leur cachette de La Baraque pour les environs de Petites-Tailles :
pas besoin d’un grand mouvement de véhicules pour la mise en place et à la verticale, l’équipe est bien rôdée et a fait de nombreux essais.
L’objectif visé n’est ni plus ni moins que Paris ! A 10 heures a lieu la mise à feu de la première fusée mais il ne se passe rien.
Un heure plus tard, même chose avec la seconde. Les premiers essais tournent donc court en raison, semble-t-il, de l’humidité.
Tout est remballé et les Allemands vont chercher un site de remplacement. Le convoi se retire partie à Aldringen et partie à Grûfflingen.

 

Le 7 septembre, le tout est ramené dans les environs de Gouvy et le 8 à l’aube, les Meillerwagen se dirigent vers Sterpigny
et déposent leur chargement dans une chemin forestier à quelques mètres de la route principale, au lieu-dit â Beûlèu et
les différentes phases de préparation des fusées telles qu’elles s’étaient déroulées aux  Petites-Tailles deux jours avant débutent.

v2_en_volTout à coup à 8h40, en ce vendredi 8 septembre 1944, un bruit terrifiant déchira le calme que connaît la région. D’après les témoignages, le vacarme inexplicable fut suivi d’un « coup de canon ». L’air ambiant vibrait comme si une catastrophe naturelle était en train de frapper le pays. Les témoins ( un groupe d’Allemands prenant son déjeuner dans une ferme de Halconreux et ignorant tout de ce que préparait leur propre camp juste à côté, des paysans au travail dans leur ferme et dans leurs champs, un groupe de maquisards cantonnant à 400 m, l’instituteur du village …) assistaient malgré eux à un spectacle des plus extraordinaires pour l’époque :
ils furent les premiers civils dans le monde à pouvoir observer le tir d’une fusée balistique en campagne. Ils avaient fortuitement aperçu l’envol de la première des deux fusées qui avait surgi de derrière les frondaisons de la forêt. Alors que son grondement dantesque et le frémissement de l’air ambiant s’amenuisaient, elle filait de plus en plus vite avec son panache de flamme orange.

v2_impactL’impact de ce premier V2 n’a jamais été retrouvé : sans doute s’est-il désintégré en altitude.
Alors que le bruit se répandait dans les villages voisins qu’ « un énorme canon allemand du type Grosse Bertha de 14-18
avait tiré sur Paris depuis le Beûleû « , à 11 heures, la deuxième fusée était tirée, répandant la même terreur,
non seulement cette fois sur le site du lancement mais, hélas,
cinq minutes plus tard sur Maisons-Alfort au sud-est de Paris où six personnes étaient tuées
et trente-six blessées.
Cette réussite dramatique était donc une grande première mondiale.

Situation des sites de lancement

De tout ceci, on n’a rien su durant cinquante ans, jusqu’à ce que Lambert Grailet ne le révèle grâce à ses recherches.
La rumeur se limitait à celle du gros canon. Il s’en était pourtant fallu de peu.
Le 10 septembre, parmi les Américains libérant Houffalize se trouvait un correspondant de guerre particulier :
le futur Prix Nobel de littérature 1954 Ernest Hémingway. Le lendemain, la progression américaine continuait vers Sterpigny mais à Cherain, donc à proximité du Beûleû,
Hémingway toujours à l’affût d’un scoop pour son journal, décide d’accompagner la colonne gauche qui libérera Courtil et Beho,
ratant ainsi la possibilité d’annoncer au monde la première mondiale du V2. C’est ce  qui s’appelle rater la montre en or.
Le hasard qui fait parfois bien les choses en avait, ce jour-là, décidé autrement.


Ecrit par : Robert Nizet 15-07-2008
Crédit(s) photographique(s): v2rocket.com


 

Le blockhaus d’Éperlecques

 Le blockhaus d’Éperlecques (également appelé « bunker de Watten »)
est un bunker de la Seconde Guerre mondiale situé dans la forêt d’Éperlecques.
De nom de code Kraftwerk Nord West,
il fut construit par l’Allemagne nazie de 1943 à 1944 pour servir de base de
lancement aux missiles V2 visant Londres et le Sud de l’Angleterre.

Construit pour accueillir plus de 100 missiles à la fois et en lancer 36 par jour,
le blockhaus aurait abrité une usine d’oxygène liquide et une gare protégée des
bombes permettant d’approvisionner le site en fusées et en ravitaillement depuis
les usines de production en Allemagne. Il fut construit par des travailleurs forcés
issus des camps de concentration ou de travail ainsi que par des Français enrôlés de force.

Le blockhaus ne fut jamais achevé du fait des bombardements répétés des Britanniques
et des Américains dans le cadre de l’opération Crossbow. Les attaques causèrent des
dégâts importants et l’empêchèrent d’être utilisé dans son rôle initial ;
une partie du bâtiment fut transformée en usine de production d’oxygène liquide.
Le site fut capturé par les Alliés au début du mois de septembre 1944
même si son but réel ne fut découvert qu’après la fin de la guerre.
Le blockhaus est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1986.

 

La coupole d’Helfaut-Wizernes

 La coupole d’Helfaut-Wizernes, ou coupole d’Helfaut,
est un bunker de la Seconde Guerre mondiale,aujourd’hui
centre d’histoire et de mémoire, situé dans la commune d’Helfaut, près de Saint-Omer.

De noms de codeBauvorhaben 21 et SchotterwerkNordwest, il fut construit par
l’Allemagne nazie entre 1943 et 1944 pour servir de base de lancement pour
les fusées V2 visant Londres et le Sud de l’Angleterre.

La structure la plus importante de ce complexe, construit dans une ancienne carrière de craie,
est un immense dôme de béton d’où est issu son nom moderne. Cette coupole fut bâtie au-dessus
d’un réseau de tunnels, d’entrepôts, d’installations de lancement et de casernes.
Le complexe était conçu pour abriter un grand arsenal de fusées, de carburant et de munitions
et devait permettre de lancer des V2 à une cadence industrielle. Il était prévu que des dizaines
de missiles seraient tirés chaque jour contre le Sud de l’Angleterre.

Néanmoins les intenses bombardements alliés dans le cadre de l’opération Crossbow empêchèrent
les Allemands de terminer les travaux et le complexe n’entra jamais en service.
Il fut capturé par les Alliés en septembre 1944, partiellement démoli sur ordre de Winston Churchill
pour empêcher sa réutilisation comme base militaire, puis abandonné.
Le site resta délaissé jusqu’au milieu des années 1990. En 1997,
il fut transformé en musée et ouvert au public.

 

Historisch-Technisches Museum Peenemünde

Le centre d’essai militaire de Peenemünde fut entre 1936 et 1945
l’un des centres technologiques les plus modernes au monde. Ici, en octobre 1942,
la première fusée au monde a été lancée avec succès dans l’espace.
Dans le centre d’essai voisin de la Luftwaffe,
on testait des aéronefs à la technique révolutionnaire.
La recherche était cependant dès le début vouée à un seul but:
une technologie de pointe au service de la supériorité militaire.

Seul grâce au recours massif aux travailleurs forcés, aux concentrationnaires et aux prisonniers de guerre,
l’érection du centre d’essai et plus tard la production en série de la fusée que Goebbels
appelait cyniquement « arme de représailles 2 » ont pu être possible en un temps aussi restreint.
La production dans des conditions inhumaines et le bombardement de villes belges,
anglaises et françaises avec « l’arme miracle » au coûté la vie à des milliers de personnes.

L’ambivalence liée à l’utilisation d’une technologie très moderne est évidente à Peenemünde
comme en aucun autre endroit. Cette ambivalence, avec le développement historique,
constitue le point fort de l’exposition du Musée historique et technique de Peenemünde.
L’exposition est abritée dans la centrale électrique de l’ancien centre d’essai militaire
– le plus grand monument technique du land de Mecklembourg-Poméranie occidentale.
Le musée est en outre un lieu international de rencontres et de culture et a obtenu en 2002
la croix de clous de Coventry pour ses actions pour la paix.

 

 

Hubbrücke Karnin

Il ne reste que le pont-levis qui était la partie centrale du pont Karnin :
c’est un ancien pont-rail (viaduc ferroviaire) de 350 m de long, situé entre la Poméranie occidentale
à Kamp et l’île de Usedom à Karnin. Il fut construit entre 1873 et décembre 1875.

Le premier pont ferroviaire était un pont tournant, la seule technique qui,
en dehors d’un pont à bascule à l’époque était possible.
Au début des années 1930, la partie centrale se transforma en  pont-levis.

Le pont a été la principale liaison de transport entre l’le d’Usedom et le continent :
la ligne de chemin de fer Ducherow – Swinoujscie, mais aussi pour les installations militaires
sur l’ïle d’Usedom (dépôt de munitions) et le centre de recherche des V2 de Peenemünde
à partir de 1936.

Les superstructures des deux côtés de la partie du levage ont été détruites en 1945
par la Wehrmacht pour entraver l’avancée de l’armée rouge.

 

Prora

Prora était une station balnéaire nazie sur l’île Rügen, en Allemagne à 300 km au nord de Berlin.
Le complexe massif de béton, un exemple d’architecture nazie, a été construit entre 1936 et 1939
par l’organisation de loisirs Kraft durch Freude (KdF, en français : « la force par la joie »).
Les huit bâtiments sont identiques et, bien qu’ils aient été envisagés comme lieu de vacances,
ils n’ont jamais été employés en tant que tel.

Prora se situe sur une large baie entre les régions de Sassnitz et de Binz, près de Prorer Wiek,
sur la bande étroite couverte de bruyère (appelée le Prora) qui sépare le Jasmunder Bodden
de la mer Baltique.

Les bâtiments s’étendent sur plus de 4,5 kilomètres et sont situés à environ 150 m de la plage.
La côte offre une plage plate de sable, longue de 10 km, qui s’étend de Binz
au port des ferrys (Fährhafen).

Ce complexe massif, surnommé le « colosse de Rügen » (ou « colosse de Prora » ou
« cité balnéaire du IIIe Reich »), était destiné à devenir la plus grande station balnéaire au Monde,
avec une capacité d’accueil qui, à terme, devait s’élever à plusieurs millions de vacanciers par an.

 

Olympiastadion Berlin

Le Stade olympique a été construit d’après les plans de l’architecte Werner March entre 1934 et 1936
à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 1936, et peut accueillir 100 000 spectateurs.

Le stade possède des formes géométriques pures évoquant les stades antiques.

Étant à moitié enterré – seul l’anneau supérieur se trouve au-dessus du niveau du sol –
il semble un peu moins colossal que d’autres bâtiments de l’époque du nazisme.

En 2006, l’Olympiastadion accueillit certains matchs et la finale de la Coupe du monde de football.
Les 12èmes championnats du monde d’athlétisme IAAF y furent organisés en 2009.

De plus, la finale de la Coupe d’Allemagne de football y est régulièrement organisée au printemps.

Le Maifeld, esplanade destinée aux manifestations de propagande, fait en outre partie de l’ancien
terrain de sport du Reich. Autre installation sportive, le Waldbühne, conçu comme un amphithéâtre
antique, fut construit pour les compétitions olympiques de gymnastique de 1936.
Des concerts y ont lieu aujourd’hui au milieu de la verdure.

Le clocher du parc olympique de Berlin se trouve aussi sur ce site. Elle offre un panorama de la ville
et une vue époustouflante du Stade olympique, du Maifeld et de la Waldbühne qui ne peut être
visitée qu’au cours des manifestations.

 

 

Der Flughafen Berlin-Tempelhof

L’aéroport de Berlin Tempelhof – aéroport commercial dans Berlin même – restera probablement
opérationnel jusqu’en octobre 2008. Après des années de débat, les Berlinois ont voté
lors d’un référendum qui s’est déroulé à Berlin, le 27 avril 2008,
pour la fermeture de cet aéroport historique.
Quoi qu’il arrive par la suite, Tempelhof restera le monument emblématique du
pont aérien de Berlin de 1948-1949.

En juin 1948, l’Union soviétique fit une tentative pour prendre le contrôle de l’ensemble de Berlin,
en coupant les accès ferrés et routiers vers et au départ du secteur ouest de la ville.
Si elle avait abouti, cette action aurait eu pour résultat de priver réellement deux millions de Berlinois
de nourriture. La réaction de l’administration américaine Truman au blocus fut de mettre en place
un pont aérien des Alliés pour s’assurer que la nourriture et les fournitures continueraient à parvenir
aux Berlinois vivant dans le secteur ouest. Plus de 5 000 tonnes de fournitures furent livrées par jour.
Le pont aérien dura jusqu’à septembre 1949, quand le gouvernement soviétique renonça finalement
au blocus. Des histoires populaires sur les «bombardiers de raisins secs» et les «pilotes de chocolat »
sont encore aujourd’hui racontées aux enfants.

Pour de nombreux Berlinois, spécialement ceux de l’ancienne génération, Tempelhof reste un symbole
de liberté et appartient à Berlin tout autant que la porte de Brandebourg. Même la chancelière
conservatrice, Angela Merkel, a indiqué que pour “beaucoup de gens et pour moi personnellement
cet aéroport avec le mémorial du pont aérien est un symbole de l’histoire de la ville»

Le maire de Berlin, Klaus Wowereit, du parti d’opposition SPD, croit en revanche que c’est le nouvel
aéroport BBI (Berlin-Brandebourg International) qui créera les 40 000 emplois fort nécessaires à Berlin.
Son ouverture commerciale est prévue en 2011.

Tempelhof détient également une place significative dans l’histoire de l’aviation.
Des avions ont décollé de ce lieu depuis le début du 20ème siècle, Le pionnier de l’aviation Orville Wright
fit une démonstration de vol à cet endroit en 1909. Son histoire en tant qu’aéroport commercial remonte
à1923, avec le siège de la Lufthansa qui s’est implanté là depuis 1926.

L’aéroport a été construit sous les Nazis entre 1936 et 1941,
par Ernst Sagebiel, dans le style monumental nazi typique,
complété par des statues d’aigles à l’entrée et par un toit prévu pour accueillir
100 000 personnes regardant parades militaires et shows aériens. Sagebiel a été cité deux fois dans
le livre Guinness des records pour son exploit architectural qui comprenait le précédent Ministère de
l’Air comme étant le plus vaste bâtiment d’Europe. Tempelhof a été conçu pour devenir le plus grand
terminal aéroportuaire de son époque, en remplacement du bâtiment qui occupait ce site depuis 1923.

 

 

Vogelsang

En 1934, les nazis érigent la majorité des infrastructures de Vogelsang sur un site de 100 hectares
dans le but de former des fonctionnaires du parti, triés sur le volet. De 1946 à 2005,
Vogelsang deviendra camp d‘entraînement militaire Britannique, puis Belge.

Depuis 2012, le nouveau « Forum Vogelsang » de Vogelsang ip est un centre d‘information,
d‘exposition et de formation en devenir. 42 millions d‘euros sont injectés dans le site protégé et
dans le développement d‘une documentation sur la période nazie,
d‘une exposition sur le parc national et d‘une vitrine de l‘Eifel.

A vogelsang ip, une réflexion critique sur l‘histoire de l‘endroit n‘est pas du tout en contradiction avec
la notion de loisir. Les deux éléments ont leur raison d‘être et peuvent être complémentaires.

 

 

Sziklakórház Atombunker Múzeum

L’hôpital souterrain de Budapest (Sziklakórház) est un bunker caché
dans les entrailles de la Colline du château de Buda.

Durant la Deuxième Guerre mondiale les grottes et les galeries furent transformées en véritable bunker
de plus de 10 mètres de profondeur capable de résister aux attaques aériennes les plus violentes.
A l’époque le quartier du château de Budapest abritait de nombreux bâtiments officiels,
il devint donc important de construire un hôpital dans ce réseau souterrain.
Les travaux débutèrent en 1939 et l’hôpital fut achevé en 1944.

L’hôpital fut terminé au début de la bataille de Budapest, plus de 600-700 blessé furent donc soignés
en même temps au lieu des 300 prévu au moment de la construction. Plusieurs milliers de soldats
et de civils furent soignés ici. Une trentaine de médecins juifs travaillèrent dans cet hôpital,
le chef de la police Kálmán Imre Koppány empêcha leur déportation, pour cet acte héroïque
le titre de « Juste parmi les nations » lui fut accordé.

C’est durant la révolution hongroise de 1956 que l’hôpital souterrain joua à nouveau un rôle important.
En effet, se nombreux révolutionnaires blessés furent soignés ici.
Après l’échec de la révolution le gouvernement améliora l’hôpital pour qu’il soit capable de résister
à une attaque biologique ou nucléaire. L’hôpital cessa de fonctionné au début des années 1960.
En 2007 l’hôpital fut entièrement rénové et il a ouvert ses portes aux visiteurs en 2008.

 

Le Mur de l’Atlantique au domaine de Raversijde.

L’ Atlantikwall est l’un des trois musées de Raversyde.

La soixantaine de bunkers, postes d’observation et emplacements de canons et les 2 km
de couloirs ouverts ou souterrains constituent l’une des parties les mieux conservées du
« Mur de l’Atlantique », la tristement célèbre ligne de défense allemande.

Celui-ci a été construit par les Allemands durant la Deuxième guerre mondiale,
de la frontière franco-espagnole à la Norvège.
À cette époque, des milliers de bunkers ont été aménagés afin de protéger les ports
et d’empêcher une attaque alliée.

Le musée abrite également la seule batterie côtière allemande conservée
de la Première guerre mondiale.
Toutes les constructions présentes ont été restaurées dans leur état initial et aménagées
avec des objets et du mobilier authentiques.

 


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