Je pollue, mais avec quoi ?

La réponse à la question du nucléaire ne peut être fermée.

« Êtes-vous pour ou contre le nucléaire ? »
devrait plutôt être formulée :
« Pouvons-nous nous passer du nucléaire aujourd’hui ? »

Sommes nous capable de le remplacer intégralement par de l’énergie verte qui soit créatrice d’emploi et de développement durable tout en respectant l’environnement.

Les politiques en ont-ils vraiment la volonté ?
Ont-ils la volonté de travail suffisante pour imaginer des solutions alternatives ?
En sont-ils capables ?

La population est elle prête à ce changement ?
Le problème est essentiellement vu sur l’impact immédiat au portefeuille et à du mal à se projeter sur un avenir.
La mobilisation parfois contre les éoliennes est incompréhensible (« ailleurs, mais pas dans mon champ ! »).

Le nucléaire pollue peu dans l’instant présent sauf accident toujours catastrophique, mais pollue certainement l’avenir.
Il est impossible de comparer les pollutions liées aux énergie fossiles et une pollution nucléaire, que, il faut bien le dire, nous ne savons pas traiter.

Prenons l’exemple de Greifswald au nord-est du Mecklenbourg-Vorpommern (Allemagne).
C’était une centrale de fabrication soviétique du même type que celle Tchernobyl.
La laisser en service après la réunification de l’Allemagne impliquait le risque quotidien d’un GAU (Grosses Atom Unfall – accident nuclaire majeur), la fermer signifiait forcément de remettre en service les centrales à charbon pour compenser.

Le choix est de préférer une pollution ou une autre, sachant qu’aucune des deux n’est anodine.


 

La centrale nucléaire de Greifswald.

La centrale nucléaire de Greifswald, aussi appelée centrale nucléaire de Lubmin, était la plus grosse centrale nucléaire de l’ex-Allemagne de l’Est. Elle fut construite entre 1968 et 1979, le premier réacteur nucléaire ayant été mis en service en 1973. Les quatre réacteurs, qui appartenaient à la filière WWER-440/230, possédaient une puissance unitaire de 408 MW. Le projet de construire quatre nouveaux réacteurs de type WWER-440/213 n’a pas été réalisé, seul un réacteur fut construit et il n’a jamais été mis en service.

À la suite de la réunification allemande, un débat s’est tenu sur la sécurité de la centrale, car les réacteurs étaient de conception soviétique. Les groupes écologistes et citoyens obtinrent la fin des essais du réacteur n°5, qui n’a jamais été mis en service commercial. La mise à l’arrêt définitif des réacteurs 1 à 4 a été réalisée en 1995, ce qui honora la centrale de Greifswald du titre de première centrale nucléaire définitivement arrêtée en Allemagne.

Des dix mille personnes qui travaillaient à la centrale lorsqu’elle fonctionnait, il reste environ mille employés chargés du démantèlement nucléaire des installations.

Accidents connus.
7 décembre 1975.
Court-circuit sur le transformateur du réacteur n°1, entraînant un petit incendie qui détruisit l’alimentation de 5 pompes de refroidissement principales. Puisqu’il n’y avait que 6 pompes en tout, il aurait pu se produire une fusion du cœur si la dernière pompe n’avait pas refroidi le réacteur. L’intervention rapide des pompiers permit d’éteindre l’incendie et de rétablir provisoirement l’alimentation de toutes les pompes.

L’incident ne fut révélé au public qu’en 1989, après la chute du Mur de Berlin. L’AIEA a classé l’incident au niveau 4 de l’échelle INES.

 

Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Greifswald

 

>>> Site sur la centrale nucléaire de Greifswald <<<

 


 

La centrale nucléaire de Cattenom.

La centrale nucléaire de Cattenom est une centrale nucléaire exploitée par Électricité de France (EDF), située en Lorraine sur la commune de Cattenom, sur les bords de la Moselle entre Thionville (à 10 km en amont) et Trèves (à 80 km en aval), non loin des villes de Luxembourg (35 km), Arlon (42 km) et de Metz (40 km).

Bien que le Luxembourg, la Sarre et la Belgique réclament la fermeture de cette centrale, un chantier est en cours pour prolonger sa durée de vie jusqu’en 2025.

Le centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Cattenom dispose de quatre réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP) d’une puissance de 1 300 mégawatts électriques chacun. Cattenom est la septième centrale au monde en puissance installée, et la deuxième centrale de France pour sa production d’électricité (derrière celle de Gravelines), avec 35 TWh produit en 2010 (8 % de la production nationale d’EDF).

Son record de production date de 2005, quand elle produisit 38,2 TWh.

La centrale emploie environ 1 200 personnes. Pendant les périodes de visite décennale des réacteurs, elle fait appel à près de 1 000 personnes supplémentaires.


 

Le site nucléaire du Tricastin.

Le site nucléaire du Tricastin est un site industriel qui regroupe des installations du cycle du combustible nucléaire et une centrale nucléaire. Il est situé en France, dans la basse vallée du Rhône, au cœur de la région historique du Tricastin, sur la rive droite du canal de Donzère-Mondragon (canal de dérivation du Rhône) entre Valence (70 km en amont) et Avignon (65 km en aval). Il s’étend sur une surface, de 600 hectares, répartie sur quatre communes, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Pierrelatte dans la Drôme, Bollène et Lapalud dans le Vaucluse.

Le site accueille la plus importante concentration d’industries nucléaires et chimiques de France. C’est le site nucléaire le plus étendu de France devant l’usine de retraitement de La Hague. Le site regroupe de nombreuses activités liées à la fabrication et l’exploitation du combustible nucléaire.
Les premières installations sont entrées en fonctionnement au cours des années 1960 pour enrichir de l’uranium à des fins militaires.
Actuellement, plus de 5 000 employés travaillent au Tricastin dans un important réseau d’entreprises. Le site fait partie du pôle de compétitivité Trimatec qui « valorise les technologies issues du nucléaire et du génie des procédés qui sont favorables à l’environnement ».

Ces entreprises se répartissent en trois sites séparés : le site EDF, le site Areva qui comprend six entreprises du groupe Areva et le site du CEA.


 

La centrale nucléaire de Cruas-Meysse.

La centrale nucléaire de Cruas-Meysse est une centrale nucléaire inaugurée en 1984-1985 sur les communes de Cruas et de Meysse en Ardèche au bord du Rhône entre Valence (40 km en amont) et Montélimar (15 km en aval). La centrale est située à 35 km au nord du site nucléaire du Tricastin.

La centrale nucléaire de Cruas-Meysse est dotée de 4 réacteurs nucléaires de 900 MW, soit un total de 3 600 MW.
La construction a débuté en 1976 et les mises en service ont été réalisées en 1984 et 1985. Cette centrale représente en moyenne 4 à 5 % de la production nationale, soit 40 % des besoins annuels de la région Rhône-Alpes.
Pour son refroidissement, la centrale utilise l’eau du Rhône et quatre tours aéroréfrigérantes.

Environ 1 200 salariés travaillent à la centrale de Cruas sur un site d’une superficie de 148 hectares.


 

La centrale nucléaire de Chooz.

située sur la commune de Chooz dans la pointe de Givet, à proximité de la frontière entre la Belgique et la France. Claude Parent en a été l’architecte.
La centrale produit 20 milliards de KWh par an, soit 5 % de la production annuelle française, et emploie en temps normal 765 agents EDF ainsi que 200 prestataires permanents.

Lors de pics de production, les effectifs peuvent s’élever à 2 300 personnes.

Elle occupe une superficie de deux cents hectares, situés en bord de Meuse entre Charleville-Mézières (55 km en amont) et Dinant (25 km en aval) en Belgique, et à 210 km au nord-est de Paris. Elle contribue à la fiscalité locale à hauteur de soixante quinze millions d’euros, dont neuf millions pour la taxe foncière.