Tête de pont

Le pont attire l’attention, parce qu’il crée un espace en unifiant deux autres.
Cet ouvrage d’art n’est pas entre-deux ni au milieu, mais fait émerger de nouveaux liens :
Une proximité, un regard, un folklore et un défi pour son architecture.
Il n’y a pas d’endroit où l’on peut respirer plus librement que sur le pont.

 « L’indépendance, c’est comme un pont :
avant, personne n’en veut, après, tout le monde le prend.»
Félix Leclerc

 



« Vieux pont romain »
prés de Sournia sur le Desix. (aude)

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Le pont de Langlois aux lavandières
– Vincent Van Gogh

Il s’agit d’un pont levis à flèches, un dans une série de onze ponts identiques, le long du canal d’Arles à Bouc,
sur la commune d’Arles, (Bouches-du-Rhône).
Le canal fut inauguré en 1837.

Les onze ponts, construits par un ingénieur hollandais dans les années 1820-1830,
rappelaient à l’artiste sa patrie, ce qu’il rapporte dans une lettre.

À l’époque, on l’appelait pont de Langlois d’après l’homme qui le gardait et manipulait
les commandes d’abaissement ou de levée du pont, mais van Gogh comprenant mal,
le nommait comme pont de l’Anglais et c’est pour cela que ce nom,
changé en pont de l’Anglois, persiste toujours à partir du nom correct.

Le pont dit « pont Van-Gogh » n’est pas celui peint par l’artiste, il n’est pas à son emplacement initial,
il fut remplacé en 1930 par un pont en arc en béton armé de 45 mètres,
le pont de Réginelle.

En 1944, tous les ponts du canal furent détruits par les troupes allemandes,
sauf celui de Fos-sur-Mer.

On le démonta en 1959 et on l’installa à Arles en 1962 sur le même canal mais
à quelques kilomètres en aval, dans un paysage qui ressemble à ceux que van Gogh aimait tant.
Il fut complètement restauré en 1997.

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On connait de van Gogh dix œuvres sur ce sujet, lesquelles furent toutes créées entre mi-mars et mi-mai 1888

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Le pont de la « Baou » de Céreste
ou, improprement, « pont romain du XVIIIe siècle ».
(ravin de l’Encrême) Une « Baou », c’est une roche, un rocher bien visible.

La « baou » qui nous domine est bien visible, pourtant ce pont est rarement désigné sous ce nom, mais sous celui de pont « Romain ».

Il apparaît ainsi (toujours aujourd’hui), sous cette appellation, aussi bien sur les cartes que sur les cartes postales.
Il a même été classé comme tel par les Monuments Historiques dès les premiers moments du fonctionnement de cet organisme.

On retrouve dans les archives Départementales à Digne la décision de le construire
dans les textes de la viguerie de Forcalquier (1739-1742). Le 4 janvier 1740,

un contrat est passé avec les Maitres maçons à Reillanne, dans un « acte de prix fait ».
le 26 août 1740 les fondations sont réalisées.

Mais le 6 septembre 1740, on s’aperçoit que ce qu’on prenait pour un rocher solide (La Baou) cache un creux que l’on sonde.
Il faudra remplir ce creux, puis élargir le pont,

on y rajoutera de longs murs pour soutenir le chemin à l’arrivée du pont…sans doute
ceux qui lui donnent une allure de dos d’âne.
Et, moins d’un siècle plus tard, on le croira romain !

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Le Pont du Moulin
ou Pont de Serpeigier, Alpes-de-Haute-Provence (04).

Le Pont du Moulin est un pont du XVIIe siècle classé monument historique par arrêté du 25 mars 1977,
il est construit sur deux arches très inégales de 17 et 9 mètres,
pour une longueur totale de 41 mètres.

Il enjambe le Verdon sur la commune de Thorame-Haute.
Sa construction s’est faite entre 1685 et 1688.
Il est désaffecté en 1881 avec la construction d’une passerelle en bois longue,plus en amont.

Ce pont présente un intérêt architectural qui lui a valu de figurer sur de nombreuses

illustrations et cartes postales. R. Collier note qu’il est exceptionnel pour l’époque de sa construction.

Malgré que ce pont soit en mauvais état aujourd’hui, les voûtes sont bien conservées.
Il n’a plus été entretenu depuis longtemps en dépit de son classement, et il ne dessert

aujourd’hui qu’un petit sentier qui permet d’accéder à la montagne de Serpeigier.


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Le pont de Châtelet
, surplombant l’Ubaye de 108 mètres à Saint-Paul-sur-Ubay,
Alpes-de-Haute-Provence.

Pour faciliter l’accès permanent au hameau, un projet de tracé
d’une nouvelle route avec franchissement de l’Ubaye par
un pont au verrou de Châtelet est proposé le 14 août 1875.

Le conseil municipal approuve ce projet en 1878 mais en retenant
une solution de pont en bois, moins onéreux.

Finalement, après avoir étudié la solution d’un pont en bois, le conseil municipal
prend la décision le 14 juillet 1879 de construire
un pont en maçonnerie, plus durable.

Après avoir obtenu l’accord des autorités militaires pour cette voie stratégique,
le préfet donne son accord au projet le 21 juillet 1879.

Le pont est terminé en 1882. Deux ans plus tard,
le percement d’un tunnel de 28 mètres de long est terminé, et la nouvelle liaison avec lui.

La route donnant l’accès à Fouillouse n’est carrossable qu’en 1888.
Le pont a été miné en 1944. Heureusement seule la chaussée a été détruite,l’arche ayant résisté.
Le pont a été restauré en 1945.

Longueur : 27 m
Ouverture de l’arche : 18 m
Largeur du tablier : 3 m
Hauteur sous clé : 108 m

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Le « pont romain »
ou « pont de Ternos » de Pierre-Perthuis

Deux ponts permettent de franchir les gorges que le cours d’eau « La Cure » forme en cet endroit.
Le plus bas, appelé le « pont romain » ou « pont de Ternos »,
enjambe la rivière au point le plus resserré.

Que l’on peut voir dans le film « la grande vadrouille ».
C’est un ouvrage de pierre composé d’une arche unique dont la chaussée est en dos d’âne.
Il est daté de 1770 et a conservé ses pavés et ses chasse-roues de pierre.

Le chemin rocailleux qui le dessert porte le nom de « chemin tordu »
attestant les difficultés qu’il pouvait y avoir à remonter une fois la rivière franchie.

Cela peut expliquer la construction d’un nouveau pont, dit « le grand pont »,
achevé en 1874 et dont la chaussée culmine à 35 mètres au dessus de la rivière.

Il est supporté par un arc en plein-cintre de 30 mètres d’ouverture,
véritable viaduc dont le profil n’est pas sans rappeler celui des ponts de chemin de fer en terrains accidentés.

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Le Pont du 22 août 1944
ou Pont neuf date du dernier tiers du XIXe siècle à Albi.

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